Notes · Internats
Une famille paie l’internat en pensant à l’ETH. Votre site affiche la moyenne de l’école, et la moyenne ne répond pas à la question.
La moyenne mondiale de l’IB en 2026, les exigences de l’Université de Bâle et de l’ETH Zurich, ce qui change chaque année, pourquoi la décision se prend à 16 ans, et la page qui manque sur presque tous les sites d’écoles.
Imaginez : une famille de Casablanca compare deux internats suisses. Sa fille veut étudier l’ingénierie à l’ETH Zurich. Les deux sites mettent en avant leur moyenne au Baccalauréat International, et les deux moyennes sont bonnes. Aucun ne dit quelles matières de niveau supérieur peuvent se combiner dans l’emploi du temps, ni combien d’élèves ont dépassé le minimum exigé par l’ETH sans compter les points bonus. La famille écrit aux deux bureaux d’admission. Le premier à répondre est celui qui avait la réponse prête.
Le diplôme de l’IB ouvre l’université suisse. Mais pas de la même façon pour tout le monde, et le chiffre que les écoles publient d’habitude n’est pas celui qui décide.
Ce que disent les chiffres.
Lors de la session de mai 2026, la moyenne mondiale du diplôme était de 30,88 points sur un maximum de 45, contre 30,58 en 2025, selon Tes. Le taux de réussite a atteint 82,61 %. Sur près de 210 000 élèves, 10 526 ont dépassé 40 points. Ce maximum de 45 inclut 3 points bonus pour le mémoire et la théorie de la connaissance.
L’Université de Bâle admet les titulaires du diplôme de l’IB dans toutes ses filières de bachelor s’ils obtiennent au moins 32 points sur 42, sans les points bonus, dans six matières de catégories définies, avec une matière de sciences expérimentales ou de mathématiques en niveau supérieur. Elle n’accepte pas « Math Studies ». Et les filières à places limitées, comme la médecine, ont leurs propres règles.
Pour l’année académique 2025/26, l’ETH Zurich demandait nettement plus : 38 points sur 42 sans les bonus, et en niveau supérieur les mathématiques, une matière parmi la physique, la chimie ou la biologie, et une langue A, plus trois matières précises en niveau moyen. Sinon, un examen d’admission réduit s’applique. L’ETH précise elle-même que les exigences sont publiées chaque année et ne valent que pour la période de candidature concernée.
Ce que je ne sais pas.
Je ne sais pas ce que l’ETH ou Bâle exigeront pour la prochaine session de candidatures, car les exigences changent chaque année. Je n’ai pas comparé toutes les universités suisses, et chacune décide pour elle-même. Je ne sais pas si les moyennes publiées par les écoles incluent les points bonus, ni sur combien d’élèves elles portent. Et je ne suis pas conseiller d’orientation : ce dont chaque élève a besoin, c’est à l’université et à l’équipe d’orientation de l’école de le confirmer.
L’angle mort : la décision se prend à 16 ans.
Les matières du diplôme se choisissent au début des deux dernières années. Selon les exigences de 2025/26, si une élève de 16 ans choisit les mathématiques en niveau moyen, la porte de l’ETH sans examen est déjà fermée, même si personne ne le dit à voix haute et même si la note finale est excellente. Et il y a un détail que presque aucune famille ne voit : si la physique et les mathématiques de niveau supérieur tombent dans le même créneau de l’emploi du temps, la combinaison n’existe pas, aussi complète que paraisse la liste des matières. Ce dernier point est une déduction de ma part, pas une règle publiée, mais c’est la première question que je poserais.
La moyenne vend l’école. La combinaison de matières décide de l’université.
Ma position.
Je crois qu’un internat suisse qui attire des familles aux ambitions universitaires devrait avoir sur son site une page que presque aucun n’a : quelles combinaisons de matières il propose, quelles universités suisses elles ouvrent et avec quel minimum, avec l’année académique de référence et le lien vers les exigences officielles. Et au lieu d’une moyenne, la répartition : combien d’élèves ont dépassé 32 et 38 points sans les bonus, sur combien de candidats. Une famille qui dépense ce que coûte un internat suisse ne cherche pas une moyenne brillante. Elle veut savoir si le chemin qu’elle imagine pour sa fille ou son fils existe dans cette école.
Ce que je vérifierais.
- Le chiffre publié. Si la moyenne inclut les points bonus, de quelle année elle date et combien d’élèves elle couvre.
- Les combinaisons possibles. Quelles matières de niveau supérieur tiennent ensemble dans l’emploi du temps réel.
- Les universités visées. Quelles exigences officielles chaque combinaison remplit, avec le lien et l’année académique.
- Le moment du choix. Si le site explique à 15 ans ce qui se décide à 16.
- Les langues. Si cette information existe dans la langue de chaque famille, pas seulement en anglais.
Par où commencer.
- Cette semaine
Lire les exigences
Celles de Bâle, de l’ETH et des universités que vos élèves choisissent le plus, dans leur version en vigueur.
- Ce mois-ci
Croiser avec l’emploi du temps
Quelles combinaisons l’école propose réellement et quelles universités chacune ouvre.
- Ce trimestre
Publier la page
Combinaisons, exigences, année de référence et résultats par tranche, relus par l’équipe d’orientation.
- Chaque année
Mettre à jour
Quand les exigences changent et quand arrivent les résultats de juillet.
Pensez à une élève de seize ans de votre école qui rêve de l’ETH. Cette année, elle choisit ses matières selon ce qu’elle aime. Dans deux ans, quelqu’un à Zurich regardera si elle a choisi celles qu’il fallait.
Qui le lui a dit à temps : son conseiller d’orientation, votre site, ou personne ? Et si ce soir sa mère cherche sur son téléphone ce que l’ETH demande à une élève de l’IB, trouvera-t-elle la réponse sur le site de votre école ou sur celui d’une autre ?
Si vous voulez que je vérifie ce que votre site répond aujourd’hui à la famille qui pense à une université suisse, et comment il pourrait y répondre avant tout le monde, commencez par le Diagnostic stratégique. Les exigences qui s’appliquent à chaque élève sont confirmées par l’université et votre équipe d’orientation, pas par un designer.